Stage d’observation de 2 semaines en Guyane

Témoignage de Claire :

<< Au cours de ma formation d’ingénieure en Horticulture, j’ai eu l’occasion d’effectuer en L2 un stage au Jardin Botanique de Guyane française, et j’ai décidé de profiter de cette opportunité pour passer deux semaines en observation à l’UMR EcoFoG (Écologie des Forêts de Guyane) avec Aurélie Dourdain qui s’occupe de l’équipe des forestiers du dispositif de Paracou. >>

 

  • Pourquoi avoir choisi ce stage ?

Le stage exigé par mon école (Agrocampus Ouest) devait avoir un lien avec l’Horticulture. Or, je commençais déjà à vouloir me spécialiser dans des domaines plus proches de l’Ecologie en milieux tropicaux, et dans le monde de la recherche. De ce fait, j’ai contacté des chercheurs dans ma grande candeur juste pour papoter et en savoir plus sur ce qui se faisait en recherche dans la forêt amazonienne en Guyane. Bruno Hérault m’a gentiment proposé de plutôt venir deux semaines à l’UMR EcoFoG, sans pression, juste pour me promener et suivre de temps en temps les forestiers sur Paracou. Super on fonce ! En plus l’équipe à l’air sympa !

Voici où se situe la Guyane par rapport à la métropole
  • En quoi consistait ton stage/volontariat ?

Comme dit précédemment, c’était à moi d’exprimer ce que je voulais faire, totalement libre. La seule étape obligatoire fut de me renseigner un peu sur ce que l’on faisait sur le dispositif de Paracou, donc bibliographie. Ensuite, j’ai voulu aller au moins un jour sur deux en forêt, pour faire des mesures dendrométriques avec d’abord A.Dourdain puis l’équipe des forestiers (des vrais nounours d’ailleurs!). J’ai aussi fait une petite sortie Botanique avec deux forestiers, une doctorante et le botaniste de l’UMR. Sinon j’ai aussi aidé Aurélie à faire un plan simple de la répartition des arbres sur une parcelle de Paracou, sur Qgis. Bref, je me baladais ! J’ai aussi eu l’occasion de papoter un peu avec un chercheur qui bossait sur les fourmis et plus précisément sur les « jardins de fourmis », donc un peu de biblio aussi histoire d’en savoir plus.

  • Quels ont été pour toi les plus grands défis sur toute la durée de ton stage ?

Les plus grands défis pour moi lors de ce stage furent de montrer que bien que je sois plus que néophyte dans… et bien tout, j’étais motivée pour apprendre. De plus, deux semaines sont bien courtes pour bien comprendre tous les tenants et aboutissants de la profession de chercheur, il fallait donc avoir les yeux grands ouverts et les oreilles bien à l’affût. Pour finir, ce fut aussi tout simplement d’accumuler pas mal de connaissances (Qgis, fourmis, Botanique etc) en peu de temps qui fut un challenge à part entière.

  • Qu’est-ce qui t’a le plus plu ?

J’ai adoré les sorties en forêt avec les différents membres de l’équipe de l’UMR ! Il y a une très belle énergie lorsqu’on se rend sur le dispositif, on y va bien sûr pour bosser mais vraiment sans pression, beaucoup de respect du rythme de chacun.e. J’adore me promener en forêt tropicale (le peu que j’en connais) de surcroît. J’ai aussi énormément apprécié Aurélie Dourdain, qui a une manière plus qu’extraordinaire d’accueillir les gens. J’ai travaillé avec elle mais ai surtout grandi en terme de confiance en moi, et ce en seulement deux semaines !

  • Quel est l’apport de ce stage pour la suite ?

Premiers pas dans le monde de la recherche, et surtout motivation à revenir en milieu tropical (surtout la forêt!) dans le futur. De plus, de manière plus localisée, premiers pas avec Qgis nécessaires pour la suite.

  • Une anecdote ?

Lors de la sortie en forêt avec les forestiers, on utilisait les chemins dégagés préalablement entre les parcelles. Il y en avait des plus visibles que d’autres, bien sûr, donc dans ma tête ces chemins étaient quelque-peu plus simples à emprunter. Au bout d’un moment, on était sur l’un de ces chemins, on m’avait dit que la parcelle sur laquelle on se rendait était au bout de ce chemin, mais les forestiers ont voulu bifurquer pour prendre les plus petits chemins. Etonnée, je leur ai demandé pourquoi on ne restait pas sur la voie principale, et ils m’ont expliqué qu’un mois avant l’un d’eux avait retrouvé les restes d’un boa constrictor décapité au milieu du chemin. Ce serpent étant particulièrement imposant, il était considéré quelque-peu comme le « roi de la jungle », donc le retrouver décapité était forcément gage de mauvaise augure, et il valait mieux éviter ce chemin à cause de cela. J’ai trouvé ça très intéressant et beau.

Boa constrictor par Uriot Sylvain voir blog : http://uriotsylvain.over-blog.com/
  • Conseil

Prenez de bonnes chaussures ! C’est toujours mieux dans la forêt. Et préparez-vous à ne pas bien bien dormir au début à cause des poux d’agouti, suivant la saison, qui grattent grattent grattent ! Pour réduire la présence de ces petits êtres sous votre peau, à chaque retour de forêt il faut se déshabiller direct et laver ses vêtements à l’eau assez chaude.

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